Les différents milieux


 

Les coteaux calcaires

Les coteaux calcaires sont des milieux naturels à forte valeur patrimoniale. Ils doivent leur richesse à la combinaison de plusieurs paramètres : substrat calcaire filtrant, forte pente, bonne exposition, orientation des vallées principales favorisant le cheminement d'espèces méditerranéennes et héritage d'activités agro-pastorales qui, depuis le Néolithique, ont entretenu les milieux herbacés.Les coteaux calcaires sont riches en habitats. En effet, ces milieux, souvent hétérogènes, sont composés de mosaïques de pelouses calcicoles, d'ourlets, de fruticées ou bien de boisements (chênaie, hêtraie...).

Le Conservatoire des Sites Naturels de Haute-Normandie a en gestion plus de 600 hectares de coteaux calcaires. Les plus remarquables se localisent en vallée de la Seine, on peut citer les coteaux de Saint-Adrien à Belbeuf (76) ou encore les sites de Romilly-sur-Andelle à Vatteville (27). Quelques espèces phares des coteaux calcaires : Anémone pulsatille (Pulsatilla vulgaris), le Tabouret des montagnes (Thlaspi montanum) et l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora)


 

Les grottes

Le terme « grotte » regroupe l'ensemble des sites protégés par le Conservatoire qui hébergent des Chauves-souris pendant une période de l'année. Il s'agit en général de sites créés par l'homme : carrière de craie, marnière, tunnel d'écoulement des eaux, combles de bâtiments... La majorité des 11 sites concernés accueillent des chauves souris en période d'hibernation, cependant l'un d'entre eux est aussi un site de mise-bas pour une espèce rare dans la région : le Petit Rhinolophe. A ces deux périodes, les chiroptères sont extrêmement sensibles aux dérangements c'est pourquoi ces sites sont interdits d'accès pour le public et font l'objet de pose de grille pour limiter la fréquentation. Les suivis des populations sont réalisés annuellement par les salariés et adhérents du Groupe Mammalogique Normand et du Conservatoire, les co-gestionnaires.


 

Les zones humides

Les zones humides, exploitées ou non par l'homme, sont habituellement inondées ou gorgées d'eau de façon permanente ou temporaire. L'eau y est le principal facteur qui contrôle ce milieu naturel, ainsi que la flore dite hygrophile (qui aime l'eau) et la faune qui lui sont associées. Ces milieux sont déterminants pour des groupes comme les Amphibiens ou les Odonates (Libellules).


 

Les terrasses alluviales

Ces milieux naturels sont localisés dans les lits anciens de la Seine. Ils sont, à l'origine, issus du travail d'érosion du fleuve. Les terrasses alluviales sont le résultat des dépôts de quantités importantes d'alluvions sableuses et caillouteuses. Le substrat est généralement sableux, très filtrant et acide, ce qui en fait un milieu très original.

 


 

Les tourbières

Une tourbière est une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d'origine végétale. C'est un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font, malgré des émissions de méthane, un puits de carbone, car il y a plus de synthèse de matière organique que de dégradation.


 

Les landes littorales

Les landes littorales sont localisées sur le littoral de la Manche. Elles sont constistuées de formations végétales ligneuses, basses au sol peu fertile, souvent acide et dominées par des sous-arbrisseaux. Dans le contexte crayeux haut-normand, ces formations sont tout à fait exceptionnelles. L'intérêt de ces paysages réside dans les pelouses des falaises dites "aérohalines", ce qui sous entend une influence marine et salée.

Quelques espèces phares des landes littorales : le Crapaud calamite (Bufo calamita), l'Orthétrum bleuissant (Orthetrum coerulesccens) et le Genêt d'Angleterre (Genista anglica)


 

Les mares

La Haute-Normandie, comme la plupart des régions en France, possède des petites dépressions plus ou moins profondes dans lesquelles stagne de façon permanente ou temporaire de l'eau. Ces milieux aquatiques sont appelés des mares. Plusieurs définitions existent, mais on peut définir une mare comme une petite étendue d'eau dormante, sans écoulement en sortie. C'est un modèle réduit d'étang, généralement sans système de contrôle du niveau d'eau, dont la surface est très variable mais s'élève dans la plupart des cas à quelques dizaines de m². Sa faible profondeur (moins de 2.00 m) permet à toute la hauteur d'eau d'être soumise au rayonnement solaire ce qui favorise notamment le développement des plantes aquatiques. Les mares sont alimentée en eau par les eaux de pluie, les eaux de ruissellement ou les nappes phréatiques. Elles peuvent totalement s'assécher en été, on parle alors de mares temporaires. Elle sont très rarement naturelles en Haute-Normandie et ont été le plus souvent creusées par l'Homme pour répondre à ses besoins (abreuvement du bétail, réserve d'eau, lavoir...). Selon la nature du sous-sol, certains secteurs de la Haute-Normandie recèlent de nombreuses mares, comme par exemple le Pays de Bray grâce à la présence de nappe phréatique et d'un substrat imperméable. D'autres secteurs en sont moins fournies comme le Pays de Caux. Les mares sont de véritables réservoirs de biodiversité et abritent de nombreuses plantes et d'animaux (Amphibiens, libellules, insectes aquatiques...). A ce titre, elles constituent souvent des zones refuges dans un contexte général de disparition des zones humides.

 

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